Eglise de Baugy

Adresse Le Bourg, 71110 Baugy
Teritoire Le Charolais Brionnais
Coordonnées géographique 4.02761, 46.2973
Paroisse de rattachement Paroisse Saint-Hugues-en-Brionnais-Bords-de-Loire
Protection Monuments historiques Oui
VueGenerale 1

Présentation

L'église paroissiale est située dans la commune de Baugy, dans le département de la Saône-et-Loire, en Bourgogne-Franche-Comté. Administrativement, la commune de Baugy fait partie du canton de Paray-le-Monial et de la Communauté de communes de Marcigny. L’église est conservée dans son état roman. Baugy comptait trois églises au Moyen Âge. L’église Saint-Didier est mentionnée en 908, mais son emplacement et son architecture sont inconnus. Au XIe siècle, les sources signalent l'église Saint-Ponce qui est conservée, et la chapelle Saint-Nicolas qui la jouxtait. Cette dernière a disparu, mais son architecture peut être restituée grâce aux sources.

Ponsde Cimiez ou Ponce est un saint chrétien, né à Rome au IIIe siècle, fêté le 14 mai. Né dans une famille païenne de la noblesse romaine, il se convertit au christianisme, abandonnant ses biens et prêchant. Il aurait évangélisé la vallée de l'Ubaye. Il est martyrisé à Cimiez en l'an 257. Le culte du saint martyr s'est répandu dans toute la Provence à partir du Xe siècle, quand Raymond Pons, comte de Toulouse, décida de transférer les reliques de Pontius (Pons), noble et sénateur romain, dans le diocèse de Narbonne. La tête du martyr serait aujourd'hui à l'abbaye de Saint-Victor à Marseille. (2)

Le nom de Baugy proviendrait d’un nom d’origine celtique désignant un terrain marécageux. (3)

Historique

La paroisse de Baugy se trouve sur la rive droite de la Loire. Dans son Essai historique sur le Brionnais, Jean-Baptiste Derost cite un texte de Grégoire de Tours relatant un miracle ayant eu lieu à Baugy et témoignant du développement du culte rendu à saint Martin(4). L'intérêt de ce texte réside dans le fait que le miracle met en scène le batelier qui faisait franchir le bac, ce qui indique que Baugy était au Moyen Âge un lieu où l'on pouvait franchir la Loire.

Au IXe siècle, la terre de Baugy est au bénéfice du fisc de Perrecy et administrée par des vassaux du comte d’Autun Childebrand II. (5) En 876, Eccard, son petit-fils, transfère par testament le fisc de Perrecy à l'abbaye de Saint-Benoît-sur­Loire (6). En revanche, il promet la terre de Baugy à l'abbaye Saint-Andoche d’Autun, mais ce transfert ne se réalisa jamais (7). Le fils de Leutbaud, Ragabald, conserva la terre de Baugy en bénéfice, et le prieuré de Perrecy conserva l'église jusqu'à ce qu'il la cède à l'abbaye Saint­ Martin d'Autun en 908. (8) La terre de Baugy apparaît dans les donations faites au prieuré de Marcigny (voir tableau thèse d’Anelise Nicolier, p. 111) (9). À partir de la deuxième moitié du XIe siècle - notamment après la donation de 1088 - le prieuré de Marcigny possède de nombreuses terres à Baugy, ce que contestera Geoffroy IV de Semur en 1102.

Description architecturale

L’église de Baugy, entièrement romane, se trouve à 300 m de la Loire. Elle est orientée. Les sources concernant l’église ont été peu étudiés et l’édifice a été peu décrit par les chercheurs. Elle se compose d’une nef unique prolongée par un transept réduit (10) et une abside. Une sacristie a été ajoutée tardivement au nord de l'église, à la jonction entre la nef et le transept.

La façade est percée d'une porte dont la voussure en plein-cintre est composée de deux rouleaux, le rouleau interne reposant sur deux colonnes à chapiteaux sculptés. Au-dessus de la porte sont percées deux baies en plein­cintre à ébrasement intérieur ; elles se répartissent symétriquement de part et d'autre de l'axe central de la façade. Au troisième niveau est percée une baie identique aux précédentes, dans l'axe de la porte.

Les murs gouttereaux de la nef sont percés dans leur partie haute de trois baies à ébrasement intérieur, en plein-cintre, et régulièrement espacées. Une porte est percée dans le mur gouttereau sud, entre la première et la deuxième travée ; plus à l'est, on distingue une porte bouchée couverte d'un linteau, et surmontée d'un arc de décharge en plein-cintre et à petits claveaux. Ces portes devaient conduire au cimetière qui se trouvait au sud de l'église. La porte bouchée est la porte romane d'origine, tandis que la porte actuelle est un percement tardif.

À l'origine, la nef était charpentée mais, tardivement, on l'a scindé artificiellement en cinq travées délimitées par des colonnes engagées le long des murs gouttereaux. Les deux travées extrêmes sont très étroites et voûtées en berceau plein-cintre, tandis que les travées centrales sont voûtées d'arêtes sur doubleaux. Ce nouveau voûtement masque la baie placée dans la partie supérieure de la façade. Cette voûte date sans doute du XIXe siècle.

 Le transept est large et profond. L'arc triomphal est en plein-cintre, à double rouleau, et porté par des piédroits à impostes chanfreinées. La croisée, couverte d'une belle et large coupole octogonale sur trompes ne laisse que peu de place pour les deux bras qui se réduisent à de simples arcades murales. Chaque arcade enserre deux arcades murales plus basses, et dont les arcs en plein-cintre sont portés, au centre, par une colonne à chapiteau sculpté. Au-dessus est percée une baie en plein-cintre, à ébrasement intérieur. Une arcade en plein-cintre, portée par des piédroits à impostes chanfreinées, sépare le transept de l'abside. Elle est surmontée d'une petite baie en plein-cintre, percée en partie dans les reins de la coupole. À l'extérieur, le transept est épaulé par deux contreforts qui sont une adjonction postérieure.

Le fond de l'abside s'anime d'une arcature de sept arcs en plein-cintre, retombant sur des colonnettes placées sur un mur bahut. Les cinq arcs centraux abritent des baies en plein-cintre à double ébrasement. Les deux baies encadrant la baie axiale ont été percées au XIXe siècle, comme l'attestent la date de 1877 inscrite dans le ciment frais de l'intrados. L'abside est voûtée en cul-de-four.
À la croisée du transept s'élève la tour massive du clocher. La souche est aveugle, une petite porte est percée dans la face sud, et il y a un grand arc de décharge sur la face est. Au-dessus, la tour présente deux baies géminées par face ; chaque baie se présente ainsi : sous un arc en plein-cintre sont groupées deux petites baies en plein-cintre reposant au centre sur des colonnes jumelées l'une derrière l'autre.

En conclusion

L'église Saint-Pons est donnée au prieuré de Marcigny dans les années 1070-1080. Auparavant, elle appartenait au seigneur de Semur. Il est probable que dès sa première mention dans la charte 9 du cartulaire de Marcigny cette église possède le statut paroissial, le mot ecclesia la distingue de la capella Saint-Nicolas citée avec elle. De plus, une source contemporaine (Marcigny 52) qualifie Baugy de paroisse. L'église restera la possession du prieuré de Marcigny jusqu'à la disparition de celui-ci. L’église est entièrement romane. Le décor des chapiteaux, les modillons à copeaux et le traitement des baies du clocher invitent à placer sa construction dans le même horizon chronologique que la prieurale d’Anzy-le-Duc et l'église de Montceaux-l'Étoile. Dans ces conditions, il pourrait s'agir de la première église du Brionnais à adopter le transept réduit.

  • ArcDEntreeDuChoeur
  • ChapiteauPortail 1
  • ChapiteauPortail 2
  • ChapiteauSclulpte
  • ChapiteauSculpte
  • ChevetEtClocher 1
  • ChevetEtClocher 2
  • Clocher
  • Colonnette 1
  • Colonnette 2
  • CoupoleSurTrompes 1
  • CoupoleSurTrompes 2
  • CoupoleSurTrompes 3
  • CoupoleSurTrompes
  • CrhistEnCroixExterieur
  • DetailClocher
  • DetailDuChoeur 1
  • DetailDuChoeur 2
  • DetailModillons
  • DetailMur
  • DetailsColonnettes 1
  • DetailsColonnettes 2
  • DetailsColonnettes 3
  • DetailVoutement
  • LaNef
  • LaNefVueSurLePortailDEntree
  • LeChevet 1
  • LeChevet 2
  • LeChoeur 1
  • LeChoeur 2
  • LeChoeur 3
  • LeChoeur
  • Modillons
  • ModillonsChevet
  • MonumentAuxMorts
  • panneauCheminDuRoman
  • PeintureMurale
  • PortailPrincipal
  • PorteBouchee
  • PupitreCEP
  • TrompeDeLaCoupole
  • VueGenerale 2
  • VueGenerale
  • VueLaterale 1
  • VueLaterale 2
  • VueLaterale

Inventaire décor & mobilier

L’église de Baugy comporte peu de mobilier. On retrouve quelques statues de style Saint-Sulpice représentant saint Joseph, une Vierge à l’Enfant, sainte Thérèse de Lieux, et la Sacré-Cœur. On notera la présence d’un Christ en croix et d’une belle chaire à prêcher, ainsi que deux vitraux historiés figurant le Bon Pasteur et saint Pierre. Une statue en bois doré (XIXe siècle) représente un évêque qui pourrait être saint Pons, le patron de la paroisse. Cette statue a été inscrite au titre objet le 26/02/1979. En 2013, l’intérieur de l’église a été entièrement restauré pour un total de 266 780 € TTC. La restauration a également concerné l’ensemble des peintures murales du XIXe siècle qui recouvrent tout l’intérieur de l’église. La restauratrice Isabelle Marconnet a ainsi redonné tout son éclat aux peintures murales de cette belle église de Baugy.

Le décor sculpté 

Plusieurs historiens de l'art ont souligné le lien unissant les chapiteaux de Baugy à ceux du chevet et de la nef d'Anzy-le-Duc (11). Parmi les points communs, on peut ajouter l'usage des modillons à copeaux et le traitement des baies du clocher (baies géminées sous une arcade en plein-cintre). Cependant, d’autres chapiteaux prennent pour modèle les églises de Varenne-I' Arconce, Châteauneuf et Semur-en-Brionnais. Il en est de même pour les bases. Comment des styles, qui a priori ne sont pas contemporains, peuvent-ils se mêler au sein d'un édifice dont les maçonneries sont par ailleurs homogènes ? Finalement, il faut admettre que l'église de Baugy n'est pas qu'une simple répercussion à petite échelle de la grande prieurale, mais qu'au contraire ses artisans ont fait preuve de beaucoup d'originalité tant pour le plan, les élévations, que le décor sculpté, et ces innovations trouvent des échos dans des édifices postérieurs.

  • AncienAutelMajeur
  • AutelDeLaVierge
  • AutelDeSaintJoseph
  • AutelDetail
  • Baptistere
  • Benitier
  • CadranSolaire
  • ChaireAPrecher
  • Crucifix
  • DetailAutel
  • DetailVitrailDuBonPasteur
  • Eglise de Baugy 2013 005
  • Eglise de Baugy 2013 007
  • LeSacreCoeur
  • PanneauChaireAPrecher 1
  • PanneauChaireAPrecher 2
  • PanneauChaireAPrecher 3
  • PanneauChaireAPrecher 4
  • PeinturesMurales
  • SainteThereseDeLisieux
  • SaintJoseph
  • SaintPons
  • ToileCommemorativeDesSoldats1914 1918
  • ToileRepesentantUneCrucifixion
  • Vierge
  • ViergeALEnfant
  • VitrailDeSaintPierre
  • VitrailDuBonPasteur

Rénovations, état & classement

Travaux de 1755-1756 (12)
Travaux à la couverture.

Travaux de 1769-1770 (13)
Léonard Pommier dresse un devis pour des travaux à effectuer à l’église : reprise du lambris et du pavé, pose de vitres, blanchiment des murs, couverture de la nef et pose d'une pierre de taille à la baie du mur ouest du clocher. Le projet mentionne également la « construction d'une sacristie au sud, près du chœur, de 13 pieds de large sur 9 ½ pieds hors-œuvre ». En 1729, la sacristie se limitait à « un réduit derrière l'autel » (14). Les travaux sont adjugés en août 1769, et réceptionnés en décembre 1770.

État en 1845 (15)
Dans la fiche de renseignements statistiques destinée au ministère des Beaux-arts, le maire note : « La reconstruction de la nef et des fonts baptismaux est urgente ; la reconstruction du beffroi, dont la flèche, très élancée, est pareillement indispensable. Toute la charpente menace ruine et fait craindre de graves dangers ». Il évalue la dépense à 2750 Frs. La lecture de ce document peut laisser supposer que la réalisation de la voûte couvrant la nef est postérieure à 1845.

Travaux de 1872 (16)
Pose d'un beffroi qui sera reconstruit au début du XXe siècle. Réparation des couvertures de la nef et du clocher. Pierre Dalsheimer et Marcel Perrot signalent que la sacristie fut agrandie cette même année (17). La sacristie primitive est à peine visible sur le cadastre de 1839.

Travaux de 1877 (18)
Pierre Dalsheimer et Marcel Perrot rapportent les faits suivants : « En 1877, M. Mazille [curé de Baugy] voulant donner plus de lumière fit peindre le chœur et la nef principale et augmenter le nombre de fenêtres du chœur, ce que l’on peut constater encore aujourd'hui ». Il s'agit du percement des deux baies qui encadrent la baie axiale de l'abside. Les photographies prises par le frère Maxime Dubois à la fin du XIXe siècle sont des témoignages de l'état de l'église à cette époque (19).

1913 :

Classement de l'église au titre des MH.

Travaux de 1928 (20)
Rapport de l'architecte Paul Gélis, le 02/10/1928, indiquant que la foudre, en tombant sur l'église, a endommagé la flèche et le beffroi du clocher, de plus « le fluide électrique a dû tourner autour des dernières assises de la tour du clocher car les pierres paraissent nouvellement descellées (...). Après avoir tourné autour du clocher, la foudre est entrée par la petite fenêtre placée dans la tour autour de l'arc triomphal du chœur, et, en se séparant en deux, est descendue jusqu'au sol, en dégradant l'arc et ses piédroits à chaque joint, faisant aussi sauter l'enduit et la peinture ». Le devis s'élève à 40 013,21 Frs. En 1929, la commune emprunte 35 000 Frs auprès des habitants pour effectuer les travaux intérieurs : reconstruction en plâtre des voûtes sur lattes et réfection des badigeons.

Travaux de 1972 (21)
Restauration de la couverture du clocher, remise en état de l'acrotère nord et reprise partielle des corniches.

Travaux de 1983-1988 (22)
Assainissement de l'édifice par la création d'un drainage périphérique et la reprise de l'ensemble des couvertures (mise hors d'eau) (23). Reprises des corniches, modillons et contreforts du transept. Architecte : Michel Jantzen.

Projet de 1990 (24)
L'architecte Michel Jantzen dresse un projet de restauration des peintures du XIXe siècle, après que des sondages aient été réalisés pour s'assurer qu'elles ne masquent pas des couches picturales plus anciennes. Ce projet ne fut sans doute pas réalisé.

Travaux de 1993 (25)
La mairie demande l'autorisation de transformer la fenêtre du mur ouest de la sacristie en porte pour servir d'issue de secours. Dossier suivi par Frédéric Didier.

Travaux de 2000 (26)
Le 06/11/1998, I'ABF Christophe Grange certifie que les travaux de réfection des vitraux, de la porte latérale et de la fenêtre de la sacristie ont été réalisés.

Travaux de 2012 (27)
En 2007, I' ACMH Frédéric Didier dresse une étude préalable à la remise en valeur intérieure. Les travaux sont réalisés en 2012 (mars à novembre) ; ils comprennent :

  1. Maçonnerie, pierre de taille : restauration du dallage de pierre, réfection de seuil et du parvis extérieur, joints du portail, bavettes pour appui de vitrail ;
  2. Plâtrerie, peinture : nettoyage des murs et voûtes, restauration à l'identique et en raccord des décors à l'huile et à la détrempe, peinture sur boiseries et peinture à l'ocre des portes extérieures ;
  3. Menuiserie : restauration des bancs et des stalles ;
  4. Électricité : dépose de l'installation existante, installation complète pour l'éclairage, restauration des lustres et électrification des appliques, blocs autonomes de sécurité.

Visites

L’église Saint-Pons est d’ordinaire ouverte, et donc libre de visite.

Pour plus de renseignements, contacter la mairie.
Le Bourg 71110 Baugy Tél : 03 85 25 21 56
Courriel : mairiebaugy71@wanadoo.fr

L’église est à priori accessible aux personnes à mobilité réduite.

Iconographie ancienne

  • VueGenerale

Plans cadastraux

  • CadastreAncien
  • CadastreModerne

Plans architecturaux

  • FacadeEstEtOuest
  • FacadeSud
  • PlanAuSolEtCoupes

Patrimoine local

La voie verte :
 

Pour le plaisir des cyclistes du dimanche ou de la semaine, les joggers, les personnes à mobilité réduite, les adeptes du roller ou simples promeneurs, l'ancienne voie de chemin de fer est aménagée en Voie Verte. Cet itinéraire sécurisé, qui passe à Baugy, est l'endroit idéal pour se promener en famille ou entre amis.
Pour les voyageurs au long cours, cet itinéraire cyclable vous conduit de Roanne (42) à Cronat (71) pour ensuite rejoindre La Loire à Vélo. En chemin, vous pouvez également bifurquer et suivre les six boucles cyclo balisées qui vous conduiront de village en village et même jusqu'à Charlieu (42).

https://www.brionnais-tourisme.fr/decouvrez-les-incontournables.html

  • VoieVerte

Sources

  • ap. 1070 Au moment d'entrer en religion, Geoffroy Il de Semur, d'accord avec ses fils, donne au prieuré de Marcigny l'église Saint-Point et la chapelle Saint-Nicolas.- Ap. 1070 Au moment d'entrer en religion, Geoffroy Il de Semur, d'accord avec ses fils, donne au prieuré de Marcigny l'église Saint-Point et la chapelle Saint-Nicolas.« Ecclesiam sancti Poncii de Balgiaco cum capella sancti Nicolai et omnibus que ad ea pertinent ».Source : Marcigny 9Biblio : l'éditeur émet l'hypothèse d'une datation après 1070 ; l'abbé Courtépée en 1774 écrit que la donation a eu lieu en 1088, mais il ne cite pas sa source ; J. Déchelette, dans THIOLLIER 1894, p. 69-70 cite Cl. Courtépée ; HAMANN 2000 a. 
  • 1055-1096 Mention de la paroisse de Saint-Ponce.Source : Marcigny 52
  • 1095 Le pape confirme à la prieure de Marcigny la possession de l'église de Baugy : « Ecclesia de Belgiaco ».Source : Marcigny 269; Bull. Clun. p. 22
  • 1120 Le pape confirme à la prieure de Marcigny la possession d'une église et d'une chapelle à Baugy : « Ecclesiam quoque de Balgi cum capella ».Source : Marcigny 270
  • 1266 Mention de l'église comme lieu de perception des redevances en nature dues au seigneur de Semur annuellement (ad ecclesias de Aygueranda et de Baugiaco aportare tenentur).Source : Cluny 5117
  • Av. 1312 Mention de l'église dans un pouillé, sous le patronage du prieur de Marcigny.Source : Pouillé du XIVe s.
  • 1674 Visite pastorale de l'église paroissiale Saint-Ponce, vulgairement appelée Saint-Point. Visite effectuée par l'archiprêtre de Semur. Église paroissiale patronnée par la prieure de Marcigny. « Ladite église quoique belle dans ses vaisseaux est l'une des plus mal en ordre et des plus dépourvues du diocèse ». Un autre document des années 1670 indique que l'église a besoin de réparations urgentes (ADSL- G 330, pièce 23).Source : ADSL- G941- 1692 Visite pastorale de l'église paroissiale et de la chapelle Saint-Nicolas, sous l'épiscopat de Gabriel de Roquette. Église paroissiale patronnée par la prieure de Marcigny.Source : ADSL- G941
  • 1729 Visite pastorale de l'église Saint-Ponce et de la chapelle Saint-Nicolas. Visite effectuée par Lazare Thiroux, chanoine de la cathédrale d’Autun, dans le cadre de la visite générale du diocèse par l'évêque Antoine-François de Blitersvich de Montcley.Source : ADSL- G926, f° 329-330
  • 1757 Réponse donnée par le curé lors de l'enquête lancée pour établir la carte de Cassini.Source éditée : DESSERTENNE, GEOFFRAY (éd.), 2010, p. 160-161
  • Ap. 1789 Après la Révolution, l'église est vendue, puis rachetée par les habitants de la commune, et donnée à la paroisse.Source : inconnueBiblio : DALSHEIMER, PERROT s.d.
  • XVIIIe Mentions sur un atlas terrier du prieuré de Marcigny de l'église de Baugy et de la chapelle Saint-Nicolas.Source : ADSL- H 1673 et H 1677
  • 1839 Représentation de l'église sur le cadastre.Source : ADSL- cadastre napoléonien, section C
  • 1912 Plan et coupe longitudinale (abside et transept) par I' ACMH André Ventre.Source : MAP -82/71/2001
  • 1913 Classement de l'église au titre des Monuments historiques.Source : ADSL- 1T 264Biblio : DURIX C. 1993, p. 48 ; HAMANN 2000 a

Notes

1 : L’ensemble du texte sur l’église de Baugy (historique et description architecturale) a été rédigé en reprenant la notice de : Nicolier, Anelise, La construction d’un paysage monumental religieux en Brionnais à l’époque romane, thèse de doctorat, Lyon 2, Tome 3, Vol. 1, Corpus, p. 109-131, 2015.

2 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pons_de_Cimiez

3 : TAVERDET, Gérard, Noms de lieux de Bourgogne, éditions Bonneton, Paris, 1994, p. 48, 139.

4 : DEROST 1925-1936 : BSEB, janvier 1926, p. 98. Il ne donne pas la référence mais il doit s'agir du livre quatrième des Miracles, chap. XVI ; il n'est pas certain qu'on puisse traduire in pago Balbiacensi par Baugy.

5 : CHAUME 1940, p. 336-337 ; BRUAND 2009, p. 103.

6 : St-Benoît-sur-Loire 25 à 28.

7 : St-Benoît-sur-Loire 25. BRUAND 2009 ; BULLIOT 1849, t.1, p. 118-122.

8 : St-Benoît-sur-Loire 36.

9 : Voir aussi le « Censier de la Vallée, des Champs et de Baugy » dans le Cartulaire de Marcigny, p. 189-191. Voir également la charte Cluny 5117 de 1266 qui est accord passé entre le prieuré de Marcigny et le seigneur de Semur Jean de Châteauvillain.

10 : N. Reveyron (REVEYRON 2008 a) est le premier à utiliser ce terme, auparavant on qualifiait cette espace de travée de chœur, sauf M. Angheben (ANGHEBEN 2003, p. 422) qui souligne que « cet espace correspond structurellement à une croisée de transept ».

11 : STRATFORD, SAULNIER 1984, p. 110-111 ; STRATFORD 1990 ; SALET 1995 ; HAMANN 1998, 2000 a et b ; ANGHEBEN 2003 ; SAPIN 2006.

12 : ADSL- G 330, pièce 45.

13 : ADSL- C 357, pièce 44. DONTENWILL 1994, p. 370.

14 : Visite pastorale de 1729.

15 : ADSL- 0 128. DURIX C. 1993, p. 48 ; HAMANN 2000 a.

16 : ADSL- 0 128. DURIX C. 1993, p. 48.

17 : DALSHEIMER, PERROT s.d.

18 : DALSHEIMER, PERROT s.d.

19 : ADL - 8 Fi 152 et 176.

20 : ADSL- 1T 264. DURIX C. 1993, p. 48-49 ; HAMANN 2000 a.

21 : DRAC Bourgogne - CRMH - Dossier de protection (contient notamment des photos prises en 1970 sur lesquelles on voit l'état de dégradation des corniches et des modillons) ; ADCO - 1252 W 513 Ex.72 / Ch.56.30 / Art.21. DURIX C. 1993, p. 49 ; Hamann 2000 a (notice de Baugy).

22 : DRAC Bourgogne - CRMH - Dossier de protection ; ADCO - 1252 W 513 Ex.86 / Ch.66.30 / Art.35. DURIX C. 1993, p. 49-50 ; HAMANN 2000 a.

23 : Le chef du service départemental de l'architecture indique en 1982 que le mauvais état de la couverture en tuiles creuses « est dû en partie au fait que la charpente s'est affaissée par endroit, et en partie au fait que la couverture a été maintes fois réparées avec des tuiles de toutes les dimensions qui ne s'ajustent pas bien ensemble. De plus ces tuiles sont posées sur des cales et non sur liteaux » (DRAC Bourgogne - CRMH - Dossier de protection).

24 : DRAC Bourgogne - CRMH - Dossier de protection. DURIX C. 1993, p. 50.

25 : DRAC Bourgogne - CRMH - Dossier de protection. DURIX C. 1993, p. 50.

26 : DRAC Bourgogne - CRMH - Dossier de protection.

27 : DRAC Bourgogne – CRMH.