Eglise de Saint-Julien-de-Jonzy

Adresse Le Bourg, 71110 Saint-Julien-de-Jonzy
Coordonnées géographique 4.14438, 46.2374
Paroisse de rattachement Paroisse Saint-Hugues-en-Brionnais-Bords-de-Loire
Protection Monuments historiques En Partie
VueGenerale

Présentation

L'église paroissiale est située dans la commune de Saint-Julien-de-Jonzy, dans le département de la Saône-et-Loire, en Bourgogne-Franche-Comté. Administrativement, la commune de Saint-Julien-de-Jonzy fait partie du canton de Chauffailles et de la Communauté de communes de Semur-en-Brionnais. L’église a conservé son transept, son clocher et son portail roman. Elle est placée sous le vocable de Saint-Julien.

Le nom de Saint-Julien est celui d’un martyr du IIIe siècle. Né à Vienne, en France, il était officier de l’armée impériale et secrètement chrétien. Lors de la persécution de Dèce, il s’enfuit d’abord et se livra ensuite spontanément à ses persécuteurs. Il fut martyrisé près de Brioude, en Auvergne. Il fut l’un des saints les plus vénérés de la Gaule, réputé pour ses nombreux miracles dont Grégoire de Tours à fait le récit. (2)

Du point de vue étymologique, le nom de Jonzy pourrait venir du latin Jugum qui signifie le joug, mais également la crête de la montagne. (3)

Historique

La commune de Saint-Julien-de-Jonzy est née le 9 mai 1860 de la fusion de deux paroisses médiévales : Saint-Julien-de-Cray et Jonzy. L'église paroissiale de Jonzy est devenue une chapelle privée, tandis que celle de Saint-Julien-de-Cray a conservé son statut.

Le cartulaire de Marcigny contient plusieurs chartes de donation concernant des terres situées à Saint-Julien-de-Cray :

  • vers 1055-1096, Étienne et sa femme Aélis donnent au prieuré un pré à Treval(4);

  • en 1094, Liétaud de Cheleux donne une terre à Montet (5);

  • avant 1096, trois hommes (Hugues, chevalier, fils de Gales; Ilion, fils de Gales de Semur; Ilion, chevalier, fils de Bernard) engagent à Marcigny des biens à Heurgue(6);

  • vers 1100, Girard le Vert, chevalier, donne un manse à Treval(7);

  • à une date indéterminée, Guillaume de Lany donne le manse de Corole(8).

En 1279, une transaction est conclue entre Guillaume, abbé de La Bénisson-Dieu, et Jean de Châteauvilain, seigneur de Semur, au sujet des droits de garde et de juridiction dansdifférentes paroisses, dont la parroche de Saint Julin(9).Il s'agit de la plus ancienne mention connue de la paroisse.

Description architecturale

L'église se trouve au cœur du bourg. Elle date en grande partie du XIXe siècle, mais elle a conservé son transept, son clocher et son portail roman.

Si le tympan sculpté a été abondamment décrit, l'architecture, elle, a été peu étudiée(10).Matthias Hamann est le seul à avoir étudié la sculpture intérieure du transept car, avant lui, seul le portail avait intéressé les chercheurs. Il estime que la sculpture du portail et du clocher est l'œuvre de l'atelier ayant travaillé au porche de Charlieu, tandis que leschapiteaux de la croisée sont attribuables à un artisan local. Tous les chercheurs ont fait le lien entre le décor du portail de Saint-Julien et la sculpture du porche de Charlieu.

L'église actuelle est orientée. Elle comprend un porche de deux travées, une nef à trois vaisseaux de cinq travées, un transept qui est presque inscrit et dont les bras ouvrent sur des absidioles orientées, une travée de chœur encadrée par deux sacristies, et terminée par une abside. Cet édifice a été construit entre 1865 et 1868, sauf la première travée du porche qui est romane et qui était à l'origine un transept. Autrement dit, la seconde travée du porche actuel se trouve à l'emplacement de la travée de chœur et de l'abside romanes. Le transept roman porte le clocher roman. Une porte a remplacé l'arc triomphal. Par chance, il s'agit du portail roman qui fut épargné de la destruction, et remonté en façade de la nouvelle église.

La restitution de l'église romane est possible grâce aux éléments conservés en élévation, mais aussi grâce aux procès-verbaux des visites pastorales de 1705 et 1746, au plan figurant sur le cadastre de 1825, et aux relevés effectués par André Berthier en 1861 (voir Thèse d’Anelise Nicolier, p 118-122).

Les parties romanes conservées :

Le transept possède une croisée large de 4,03 m, profonde de 2,67 m et haute de 5,68 m. Elle est encadrée par quatre arcades en cintre brisé et couverte d'une coupole octogonale sur trompes. Les arcades ouest et est sont à double rouleaux, et leur rouleau interne retombe sur des colonnes à chapiteaux sculptés. Les bras du transept sont constitués par les arcades nord et sud encadrant la croisée : on parle de transept réduit. Dans le mur nord est percée une baie romane en plein-cintre, étroite et ébrasée à l'intérieur. Le mur sud devait posséder une baie identique, mais elle fut élargie puis allongée. Les cinq pierres de taille qui forment l'encadrement de la baie nord sont ornées de deux traits gravés soulignant le pourtour de l'ouverture. Les parements du transept forment un appareil assisé mêlant moellons et blocs bruts. La quantité de blocs bruts est supérieure sur le parement extérieur. La hauteur des assises est homogène sur toute l'élévation. La pierre de taille a été utilisée pour les piles, les arcs, l'encadrement des baies sauf l'appui, et l'arc des trompes. Les contreforts orientaux du transept sont modernes. Les contreforts occidentaux doivent appartenir à la structure d'origine mais avec des reprises consécutives à la destruction de la nef.

Le clocher, de plan carrée, se dresse au-dessus de la croisée du transept. Avant les transformations du XIXe siècle, l'accès se faisait par une ouverture ménagée au centre de la coupole, comme l'explique le visiteur de 1746. La tour possède deux niveaux. Le premier niveau est nu dans sa moitié inférieure et orné d'une arcature aveugle dans sa moitié supérieure. Les arcs sont en plein-cintre et reposent sur des pilastres cannelés. Le deuxième niveau est percé d'une baie géminée par face. Chaque ouverture est couverte d'une voussure en plein-cintre appareillée en rouleaux à ressauts. La retombée des arcs est assurée par sept colonnettes. Le rouleau d'archivolte est orné d'un double rang de perles qui se poursuit sous la forme d'une moulure sur tout le pourtour du clocher. Chaque baie est encadrée par deux colonnes à chapiteaux sculptés s'élevant sur toute la hauteur du second niveau. Le clocher est édifié en pierres de taille de calcaire à entroques.

Au tympan est représenté le Christ en Majesté, dans une mandorle, soutenue par des anges aux ailes déployées. Le linteau, taillé dans le même bloc de pierre, figure le repas de la Cène. Les têtes du Christ et ses apôtres ont été martelées au moment de la Révolution française, sauf celle de Judas. Cette œuvre remarquable, pleine de vie et de mouvement, qui présente des analogies évidentes avec celle du grand tympan de Charlieu, marque la fin de la sculpture romane en Brionnais. La datation de ce portail diffère selon les chercheurs et varie de 1140 (Jochen Zink, Matthias Hamann) à ladeuxième moitié, voire à la fin du XIIe siècle (Neil Stratford).

En conclusion

L'église paroissiale de Saint-Julien-de-Jonzy n'est pas mentionnée dans les sources avant le XIIIe siècle, mais la conservation de son transept, de son clocher et de son portail romans attestent de son existence au XIIe siècle. Cet ensemble médiéval est aujourd'hui intégré dans l'église du XIXe siècle conçue par André Berthier. Par chance, cet architecte a laissé un plan et une coupe longitudinale de l'église qu'il s'apprêtait à détruire, dévoilant ainsi les dispositions de l'église romane. Celle-ci possédait une nef unique, un transept réduit, une courte travée de chœur et une abside, comme les églises de Briant et de Vareilles. Le portail et le clocher sont à placer dans la filiation de l'avant-nef de Charlieu. Anelise Nicolier pensent que deux équipes sont intervenues successivement : la première équipe, des maçons et des tailleurs de pierre, a pu construire toute l'église, puis, pour la finalisation, elle a laissé sa place à une équipe dotée d'un sculpteur aguerri pour la réalisation du décor principal, celui qui est visible depuis l'extérieur, à savoir le portail et le clocher. En définitive, il ne faut pas percevoir le chantier comme un tout dont les parties auraient été réalisées avec plus ou moins de talent, mais bien distinguer l'intervention successive de deux équipes vouées à des tâches différentes.

  • Abside19eSiecle
  • ArcsTraveeSousClocher 1
  • ArcsTraveeSousClocher 2
  • ArcsTraveeSousClocher 3
  • BaieDeLaTraveeSousClocher 2
  • BaieDeLaTraveeSousClocher
  • BaieDuChoeur
  • BasCotes 1
  • BasCotes
  • BasesDesColonnesDeLaNef
  • Chapiteau
  • ChapiteauTravee 1
  • ChapiteauTravee 2
  • Chapiteaux19eSiecle 1
  • Chapiteaux19eSiecle 2
  • Chapiteaux19eSiecle 3
  • ChapiteauxTraveeSousClocher 1
  • ChapiteauxTraveeSousClocher 2
  • ChapiteauxTraveeSousClocher 3
  • ChapiteauxTraveeSousClocher 4
  • ColonnettePortailEntree
  • CoupoleSurTrompes 2
  • CoupoleSurTrompes
  • DetailClocher 1
  • DetailClocher 2
  • DetailPortailEtTympan 1
  • DetailPortailEtTympan 10
  • DetailPortailEtTympan 11
  • DetailPortailEtTympan 2
  • DetailPortailEtTympan 3
  • DetailPortailEtTympan 7
  • DetailPortailEtTympan 8
  • DetailPortailEtTympan 9
  • DetailsChapiteaux 1
  • DetailsChapiteaux 2
  • DetailsChapiteaux 3
  • DetailsChapiteaux 4
  • DetailsChapiteaux 5
  • DetailsChapiteaux 9
  • DetailSculptureTympan 1
  • DetailSculptureTympan 2
  • DetailSculptureTympan 3
  • DetailSculptureTympan 4
  • DetailSculptureTympan 5
  • DetailSculptureTympan 6
  • DetailSculptureTympan 7
  • DetailsLinteau 1
  • DetailsLinteau 2
  • DetailsLinteau 3
  • DetailsLinteau 4
  • DetailVitrail
  • ElevationDeLaNef 1
  • ElevationDeLaNef 2
  • ElevationLaterale
  • LAbside
  • LaFacade 2
  • LaFacade
  • LaNef 3
  • LaNef 4
  • LaNefVueSurLeChoeur
  • LaNefVueSurLEntree
  • LeChevet
  • LeClocher
  • LeClocherDetail 1
  • LeClocherDetail 2
  • LeClocherDetail 3
  • Paysage 1
  • Paysage 2
  • PortailDEntree 1
  • PortailDEntree 2
  • PortailDetail 2
  • PortailDetail
  • Saint Julien de Jonzy 109
  • Tombes 1
  • Tombes 2
  • Tombes 3
  • Voutement19eSiecle
  • VoutementNef
  • VueGenerale 2
  • VueLaterale

Inventaire décor & mobilier

Parmi la statuaire en plâtre polychrome de style Saint Sulpice, on remarquera plus particulièrement le diacre saint Vincent, patron des vignerons, qui tient une grappe de raisins ; saint Roch en habit de pèlerin, avec des coquilles saint Jacques ; enfin saint Julien, patron de la paroisse, en habit de soldat romain tenant la palme de martyr. On le retrouve sur l’un des vitraux du chœur. On trouve également un Crucifix, le Curé d’Ars, sainte Jeanne d’Arc, le Sacré-Cœur, saint Antoine de Padoue, sainte Thérèse de Lisieux et Sainte Marguerite Marie. Les deux autels latéraux, d’une facture identique au maître-autel, sont dédiés à la Vierge-Marie et au Sacré-Cœur. Des vitraux historiés très colorés ornent les baies. Une belle chaire à prêcher du XIXe siècle est ornée sur ses panneaux, des figures des Evangélistes. Elle a été inscrite au titre des Monuments historiques, le 14 mars 2022.

 

  • AutelDeLaVierge
  • AutelMajeur
  • Baptistere
  • Benitier
  • ChaireAPrecher
  • ChemindeCroix
  • ChristEnCroix
  • Crucifix
  • JeanneDArc
  • LeCureDArs
  • LeSacreCoeur
  • NotreDameDeLourdes
  • PanneauChaireAPrecher 1
  • PanneauChaireAPrecher 2
  • PanneauChaireAPrecher 3
  • PlaqueCommemorative1914 1918 1
  • PlaqueCommemorative1914 1918 2
  • SaintAntoineDePadoue
  • SainteThereseDeLisieux
  • SaintJoseph
  • SaintJulien
  • SaintMargueriteMarie
  • SaintRoch
  • SaintVincent
  • VitrailDeSaintJoseph
  • VitrailDeSaintJulien
  • VitrailDuBonPasteur
  • VitrailDuChrist
  • VitrailDuChristDetail

Rénovation, état, classement

État en 1672 (11)

L'état de l'église est jugé « bon » par les visiteurs.

État en 1705(12)

Les visiteurs indiquent que l'église a besoin d'être carrelée. Le lambris et la toiture de la nef ont également besoin de réparations.

État en 1734-1736(13)

Le procès-verbal de visite mentionne quelques réparations à effectuer à la charpente et au toit du clocher, et à la couverture du chœur. À l'extérieur, il faut réparer les murs de l'abside et ses contreforts. Après cette visite, un devis a été établi (1736), et les travaux adjugés à l'entrepreneur Paperin. Le 17 juin 1737, ce dernier dresse un décompte des travaux effectués pour l'abbaye de Saint-Rigaud, et précise que les réparations de Saint-Julien-de-Cray prévues au devis n'ont pas été réalisées.

Le visiteur indique que l'abside a besoin de réparations : son cul-de-four présente une importante fissure et, à l'extérieur, les contreforts et la base des murs sont en mauvais état. Cela confirme que les travaux prévus en 1736 n'ont pas été effectués. Le lambris et la toiture de la nef ont également besoin de réparations.

État en 1857

Le conseil municipal valide les plans d'André Berthier pour la reconstruction de l'église. L'ancienne église est dite délabrée et vétuste.

1865-1868 : construction de la nouvelle église.

Travaux de 1867(15)

Le 6 juin 1867, André Berthier dresse un devis pour la restauration « des sculptures et bas­ reliefs » du portail. Le décompte des travaux date du 26 octobre 1868.

Travaux de 1880 (16)

Installation d'une horloge sur le clocher.

Travaux de 1897(17)

Le 15 octobre 1896, l'architecte Lefrant dresse un devis pour la réfection du clocher. Pour les pierres de remplacement, il préconise l'utilisation de la pierre de Saint-Maurice-lès­ Châteauneuf. Un marché est passé pour la réalisation des travaux avec l'entrepreneur Antoine Machillot, le 4 juillet 1897.

Les travaux comprennent :

  • sur la face sud : enlèvement d'un massif de maçonnerie placé pour soutenir les colonnettes de la baie du dernier niveau et pose de trois colonnettes nouvelles; « reconfection de deux petites voûtes situées sous le cordon inférieur du clocher; enlèvement et reconstruction du cordon sous la corniche » ; rejointoiement.

  • sur la face ouest: « rejointoiements et reconfection d'une partie de la corniche sous la voûte supérieure ».

  • sur la face nord : « démolition et reconstruction du cordon sous les voûtes supérieures du clocher; démolition et reconstruction des petites voûtes sous le cordon ci-dessus; reconstruction d'une partie du tympan entre le cordon supérieur et les petites voûtes; reconfection d'une partie des moulures recouvrant les voûtes supérieures »; rejointoiement.

  • sur la face est : rejointoiement.

Travaux de 1927(18)

Réfection de la toiture du clocher : remplacement des ardoises datant de la reconstruction de l'église. Devis établi par l'architecte Paul Gélis. Les travaux sont réalisés par l'entrepreneur Mazille (marché de gré à gré, 04/03/1927) et achevés le 12 octobre 1927.

Travaux de 1937(19)

Le 27 novembre 1937, l'architecte Paul Gélis dresse un devis pour « la réfection de l'angle à gauche de la façade ouest, caniveau d'assainissement et restauration intérieure de la travée sous clocher ». Concernant ce dernier point, il s'agit d'enlever les enduits et badigeons, de rejointoyer à la chaux lourde et au sable, et de réparer les pierres de taille abîmées.

Dans un rapport destiné à la commission des Monuments historiques, le rapporteur André Collin précise qu’« intérieurement, les assises de pierre de la travée sous le clocher sont recouvertes d'enduits salpêtrés et de badigeon en partie décollé» (15/11/1937). Les travaux sont achevés en décembre 1938. Les ouvrages réalisés sont décrits ainsi : « Réfection partielle de l'angle gauche de la façade principale ouest, remplacement des pierres de taille hors d'usage, après réfection des fondations ; réfection de la gaine des poids de l'horloge, légèrement en recul sur le contrefort. Exécution de caniveaux en maçonnerie sur la face nord. À l'intérieur, dans la travée sous clocher, nettoyage des parements, piochement des enduits, enlèvement de badigeonnage, réfection des joints ; remplacement de pierres de taille hors d'usage, réfection de l'enduit de la voûte ».

Travaux de 2001(20)

En octobre 1998, I'ACMH Frédéric Didier rédige une étude préalable de restauration du clocher. Les travaux se déroulent entre janvier et juin 2001. En octobre 2001, Frédéric Didier rend son dossier documentaire et des ouvrages exécutés. Les travaux comprennent le remplacement des ardoises de la flèche du clocher par des tuiles plates, la consolidation de la charpente, la mise en place d'un nouveau beffroi, la couverture de la travée sous clocher,le piquage des joints, nettoyage et démoussage, et le remplacement de certaines pierres de taille par de la pierre de Jaumont.

Visites

L’église est d’ordinaire ouverte, et donc libre de visite.

Pour plus de renseignements, contacter la mairie.

Le Bourg 71110 Saint-Julien-de-Jonzy / Tél : 03 85 84 01 90

Courriel : st-julien-jonzy@wanadoo.fr

 

L’église est à priori accessible aux personnes à mobilité réduite.

Iconographie ancienne

  • VueGenerale

Plans cadastraux

  • CadastreAncien
  • CadastreModerne

Plans architecturaux

  • CoupeLongitudinale
  • CoupeTransversaleEtPortail
  • FacadeOuestEtEst
  • FacadeSud
  • PlanAuNiveauDesToitures
  • PlanAuSol

Patrimoine local

Le château de l’Etang :

 Le château, situé au fond de la vallée, se compose d’un ensemble de bâtiments en forme de U irrégulier ouvert au sud. Le bâtiment ouest a un étage carré et un demi-étage sous toit de tuile. Les deux autre bâtiments ont un étage carré sous toit de tôle à faible pente. Le côté nord, presque aveugle, est entouré de la dépression du fossé. Le mur est renforcé au nord-est par de puissants contreforts. Le bâtiment ouest est ouvert de larges baies carrées sur cour. Ses deux étages sont desservis au sud par une tour carrée qui contient une vis d'escalier. Une grange plus récente s'appuie sur le côté ouest du logis. Le bâtiment est est desservi par une tour d'escalier semi-octogonale semi-hors-œuvres près de l'angle nord-est de la cour. Cette tourelle était percée d'une porte à accolade, actuellement bouchée, et de baie à accolade. Le rez-de-chaussée est vouté. Le pignon sud du bâtiment est comporte une archère droite, et une colonne ronde demi-engagée. La cour est fermée au sud par un bâtiment dit "le poulailler", qui n'existait pas sur le cadastre de 1825 ; la cour se fermait alors au sud par une tourelle carré et un autre petit bâtiment rectangulaire, aujourd'hui disparu.

  • Interieur
  • LesBatimentsActuels
  • PlanduChateauDeLEtang 1
  • PlanduChateauDeLEtang 2
  • PlanduChateauDeLEtang 3

Sources

- 1279 Une transaction est conclue entre Guillaume, abbé de La Bénisson-Dieu, et Jean de Châteauvilain, seigneur de Semur, au sujet des droits de garde et de juridiction dans différentes paroisses, dont la parroche de Saint Julin. Source : Forez 212-213

- XIVe Mention de la curatus Sancti Juliani de Craye. Diocèse de Mâcon, archiprêtré de Beaujeu. Source : Compte du XIVe siècle

- XVe Mention de I'ecclesia Sancti Julliani de Crayo. Patron : évêque de Mâcon Source : Pouillé antérieur à 1412

- 1513 Mention de l'ecclesia Sancti Juliani de Crayo. Collateur : évêque de Mâcon. Source : Pouillé de 1513 Biblio : HAMANN 2000 a

- 1612 Visite pastorale de l'église de Saint-Julien-de-Cray par l'évêque de Mâcon Gaspard Dinet. Le procès-verbal traite des revenus de l'église. Source : ADSL- 11G 15, 2e s.

- 1672 Visite pastorale de l'église Saint-Julien par l'évêque de Mâcon Michel Colbert de Saint-Pouange. Procès-verbal pour le spirituel. Concernant le bâtiment, il est seulement précisé qu'il est en bon état. Source : ADSL- 4G 6 Biblio : RAMEAU s.d., p. 192 

- 1705 Visite pastorale de l'église de Saint-Julien-de-Cray par Jean Chavanes, archiprêtre de Charlieu. Source : ADSL- G 77 

- 1734 Visite des églises dépendant de l'abbaye de Saint-Rigaud, dont l'église paroissiale Saint-Julien. Les visiteurs ne contrôlent que le sanctuaire, le clocher et le mobilier liturgique. Source : ADSL- H 170/ 58 = H 171/ 18 

- 1736 À la suite de la visite de 1734, un « devis des réparations à faire aux églises dépendant de l'abbaye de Saint-Rigaud » est établi. Une partie du devis concerne l'église de Saint-Julien-de-Cray. Source : ADSL- H 171, pièces 25, 28 et 31

- 1746 Visite pastorale de l'église Saint-Julien par l'évêque de Mâcon Henri-Constance de Lort de Sérignan de Valras. Nominateur : évêque de Mâcon. Source éditée : DECHELETTE (éd.), 1898-1902, 3e série, t. 4, p. 547 ; ADSL - 11G 15 2e S. Biblio : Fiche de pré-inventaire 1970 (ADSL- 5Fi 435)

- 1750 Mémoire donné par le curé Bourbon. Il ne contient pas de données sur l'édifice. Source : ADSL- 11G 15, 2e s.

- 1757 Réponse donnée par le curé lors de l'enquête lancée pour établir la carte de Cassini. Source éditée : DESSERTENNE, GEOFFRAY (éd.), 2010, p. 174

- 1790 Mention de Saint-Julien-de-Cray dans la liste des paroisses ajoutées au nouveau diocèse. Patron : évêque de Mâcon. Source : Paroisses ajoutées au diocèse en 1790

- 1825 Représentation de l'église sur le cadastre. Source : ADSL- cadastre napoléonien, section Dl, n° 310 

- 1865 Reconstruction de l'église. Seuls le portail, la travée sous clocher et le clocher sont conservés. La conservation du clocher est souhaitée par la commune en raison de « son intérêt au point de vue de l’art ». Les motifs avancés pour justifier la reconstruction sont la vétusté et le manque de place dans l'église ancienne. L'architecte André Berthier dresse un premier projet le 15/11/1856, puis un second le 17/08/1861 qui est retenu(21). Adjudication des travaux à Pierre Brat le 17/09/1865. Décompte final le 26/10/1868. Réception définitive en janvier 1870. Source : ADSL- 0 1835 Biblio : Fiche de pré-inventaire 1970 ; Frédéric Didier, Étude préalable à la restauration du clocher de l'église de Saint-Julien-de-Jonzy, octobre 1998, p. 4-6 - XIXe L'église est photographiée à la fin du XIXe siècle par le frère Maxime Dubois. Source : ADL- 8Fi 142 et 154 

- 1910 Classement au titre des MH du portail et du clocher. Source : ADSL- 1T 273  Biblio : Frédéric Didier, Étude préalable à la restauration du clocher de l'église de Saint-Julien-de-Jonzy, octobre 1998, p. 7

 

Notes

1 : L’ensemble du texte sur l’église de Saint-Julien-de-Jonzy (historique et description architecturale) a été rédigé en reprenant la notice de : Nicolier, Anelise, La construction d’un paysage monumental religieux en Brionnais à l’époque romane, thèse de doctorat, Lyon 2, Tome 3, Vol. 3, Corpus, p. 113-127, 2015.

2 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_de_Brioude

3 : TAVERDET, Gérard, Noms de lieux de Bourgogne, éditions Bonneton, Paris, 1994, p.151.

4 : Marcigny 40.

5 : Marcigny 32.

6 : Marcigny 85, 86, 87.

7 : Marcigny 148.

8 : Marcigny 135. On retrouve les noms des hameaux (Treval, Heurgue, Corole) dans C0URTEPEE, BEGUILLET 1967, t. 3, p. 109 ; dans le mémoire rendu par le curé Bourbon en 1750 (ADSL- 11G 15, 2• série) ; et dans la notice donnée par le curé en 1757 pour l'établissement de la carte de Cassini.

9 :Forez 212-213.

10 : Pour la description du tympan, voir par exemple J. Déchelette, dans THIOLLIER 1894, p. 65-66; VIREY 1926 ; J. Virey, dans CONGRES ARCHEOLOGIQUE 1936 ; ZINK 1983.

11 : ADSL - 4G 6.

12 : ADSL-G 77.

13 : ADSL- H 170/58, H 171 pièces 25, 31 et 32.

14 : DÉCHELETTE (éd.) 1898-1902.

15 : ADSL - 0 1835.

16 : ADSL - 0 1835.

17 : ADSL- 0 1835. DURIX C. 1993, p. 91.

18 : ADSL- 1T 273 et O 1835. DURIX C. 1993, p. 91.

19 : MAP - 81/71/41 ; ADSL - 1T 273. DURIX C. 1993, p. 92.

20 : DRAC Bourgogne - CRMH : Restauration du clocher. Dossier documentaire et des ouvrages exécutés, F. Didier, octobre 2001.

21 : Le CEP conserve la copie d'un projet présenté par l'architecte Gautheron le 17/08/1860.