Eglise Saint-Gervais

Adresse Le Bourg, 71110 Bourg-le-Comte, France
Teritoire Le Charolais Brionnais
Coordonnées géographique 3.98774, 46.3094
Paroisse de rattachement Paroisse Saint-Hugues-en-Brionnais-Bords-de-Loire
Protection Monuments historiques Non
VueLaterale

Présentation

L'église Saint Gervais et Saint Protais est située dans la commune de Bourg-le-Comte, dans le département de la Saône-et-Loire, en Bourgogne-Franche-Comté. Administrativement, la commune de Bourg-le-Comte fait partie du canton de Paray-le-Monial et de la Communauté de communes de Marcigny. L’église, en partie romane, est placée sous le vocable des saints Gervais et Protais ; deux martyrs milanais de l’Antiquité chrétienne. Ce vocable semble témoigner de l’ancienneté de la paroisse.Les parties orientales de l'église paroissiale romane sont conservées. En revanche, il n’existe pas de source textuelle antérieure au XIVe siècle.

Du point de vue étymologique, le mot « bourg », d’origine germanique, semble désigner une forteresse. Plus tardivement, il prendra le sens de gros village. La dénomination « le comte » rappelle l’ancienne dépendance de cette communauté envers un Comté dont on ne connaît pas l’identité avec certitude.

Du point de vue hagiographique, Gervais et Protais sont vénérés comme des martyrs chrétiens, probablement du IIe ou IIIe siècle. Leurs actes, écrits dans un style très simple, impossible à dater, ont pu être rédigés à partir d'une lettre aux évêques d'Italie, faussement attribuée à saint Ambroise. Selon ceux-ci, Gervais et Protais étaient les fils jumeaux des martyrs Vital de Ravenne et Valérie de Milan. Gervais et Protais auraient été emprisonnés et visités en prison par saint Nazaire. Ils auraient été flagellés puis décapités pendant que Caïus (historicité incertaine) était évêque de Milan. Un chrétien les aurait fait ensevelir sous une voûte de sa maison. Leurs reliques auraient été miraculeusement redécouvertes par saint Ambroise en 386. Leur culte se répandit largement en Europe dès le Ve siècle. Ils sont célébrés le 19 juin. (1)

  • VueAbsideEtClocher
  • VueGeneraleChevet
  • VueGeneraleFacade

Historique

La commune de Bourg-le-Comte est située sur la rive gauche de la Loire. Le fleuve sert de limite entre Bourg-le-Comte et Baugy. Dans une monographie consacrée à la commune et rédigée au début du XXe siècle (2), il est indiqué que, près de l'église, en 1908, en préparant une terre pour la convertir en vigne, on mit au jour « plusieurs tombeaux, dont les débris humains se trouvaient dans un bon état de conservation. Ces tombeaux étaient ordonnés symétriquement à environ 50 cm les uns des autres », ils dateraient du haut Moyen Âge. Les auteurs de la monographie, ainsi que le frère Maxime Dubois, évoquent également une motte médiévale sur la terre dite du Château ou Clos Maillet (3). Le Clos Maillet se situe à environ 400 m au nord-ouest de l'église.

La localité de Bourg-le-Comte n'apparaît dans les documents qu'en 1232, et la première attestation de l'extension « le-Comte » date seulement du XIVe siècle. Il est d'ailleurs difficile de dire de quel comte il s'agit. Jean Richard, historien, spécialiste du Moyen Âge, penche pour le comte de Chalon, mais on ne peut exclure ni le comte de Nevers ni celui de Charolais.

Lacollectedessourcesrelativesàl'églisen'apasfournidedonnéesantérieuresau XIVe siècle susceptibles de venir éclairer les découvertes du début du XXe siècle ou les réflexions de Jean Richard(4).

Description architecturale

L'église paroissiale, située au cœur du bourg, se compose d'une nef romane allongée à l'époque moderne, suivie d’une travée de chœur, d’une abside et d’un clocher romans. Elle est installée sur une petite éminence et se situe à un peu plus de 2 km de la Loire.

La seule description de l'édifice a été rédigée par Raymond Oursel en 1956 (5). Elle est reproduite dans la fiche de pré-inventaire de 1972. Il s'agit d'une description très succincte. Il estime que la nef est intégralement moderne et il n'évoque pas les chapelles. Il date le chevet du XIIe siècle. Concernant les sources, il ne cite que le pouillé du XIVe siècle.

Le plan est simple : une nef unique rectangulaire, une croisée sous le clocher et une abside semi-circulaire. L'église est orientée. Le clocher s’élève sur la travée de chœur. Dans sa partie haute, la nef est encadrée par deux chapelles avec lesquelles elle communique par une arcade. Enfin, deux sacristies encadrent la travée de chœur.

La nef se compose trois travées. Les murs sont partout très épais : 110 cm pour l'abside, 104 cm pour la travée sous clocher, 94 cm pour la nef (6). Cette nef est le fruit d'un agrandissement (7). En 1900, la façade a été détruite et la nef prolongée vers l'ouest de 3 m. Cela est visible sur le plan dressé par Alexis Jourdier : il représente la nef actuelle et, à l'intérieur, en pointillés, il dessine le mur de façade primitif avec sa porte.

« Lors des travaux d'agrandissement de la nef, la charpente et la couverture ont été retirées et une voûte a été construite, d'une hauteur de 6,26 m. Les procès-verbaux des visites pastorales indiquent que la nef romane n'était pas voûtée1. La pose d'une voûte a nécessité la surélévation des murs, l'ajout de pilastres recevant la retombée des arcs doubleaux, et la construction de contreforts à l'extérieur. Chacun des murs gouttereaux est percé de deux baies datant du début du XXe siècle : l'une est percée dans la partie agrandie, l'autre dans le mur roman. Le devis mentionne le bouchage de « petites fenêtres » et les « ouvertures à faire aux murs actuels pour des fenêtres », donc les baies hautes romanes ont été bouchées. Lors des travaux de réfection, en 2015, est apparue sur le mur sud une petite fenêtre romane à linteau monolithique, ce qui montre que les murs sont bien des murs romans. Par comparaison, la nef de Saint-Martin-de-Lixy possède des dimensions semblables à celle de Bourg-le-Comte et chacun de ses murs gouttereaux étaient percées de deux petites baies.

La nef est encadrée, à l'est, par deux chapelles. La chapelle nord date de l'agrandissement réalisé en 1900, et elle a été édifiée sur le modèle de la chapelle sud qui est antérieure. Sur le plan, Alexis Jourdier écrit : « La chapelle neuve sera exactement de même dimension que celle existante et dans le même axe ». La chapelle sud n'est pas romane. Elle est représentée sur le plan cadastral de 1810 et mentionnée dans la visite pastorale de 1729 sous le vocable de la Sainte-Vierge. La chapelle est placée sous le vocable de Saint Jean, de Notre­ Dame et de Saint-Roch dans le procès-verbal de 16892. Dans le procès-verbal de 1729, il est écrit que la chapelle est voûtée, mais lors des travaux de 1900 sa voûte a été détruite pour en construire une nouvelle. Le percement des arcades en plein-cintre mettant en communication les chapelles et la nef a pu faire disparaître des baies romanes.

La travée de chœur, plus étroite que la nef, est voûtée en berceau plein-cintre. Une porte, percée dans le mur sud, donne accès à la sacristie, laquelle est mentionnée dans les visites de 1672 et 1729, mais elle n'est pas romane ; elle a été lourdement restaurée au début des années 18303. Une seconde sacristie, moderne elle aussi, est construite au nord de la travée de chœur et est accessible par la chapelle. La construction de ces deux sacristies a sans doute fait disparaître les baies romanes percées dans les murs latéraux de la travée de chœur. » Alain Guerreau, médiéviste, lors d’une visite approfondie de l’église en 2015, note que, dans les combles de la sacristie septentrionale, se voit parfaitement une fenêtre romane (encore munie de son vitrail), qui éclairait la croisée. Au demeurant, cette fenêtre se devine assez bien à l'intérieur malgré l'enduit. Par endroits, le badigeon gris de l'abside s'écaille, laissant apparaître des traces de peinture bleue4.

L'abside est percée de trois baies inscrites dans un décor d'arcatures et lésènes. Les baies en plein-cintre présentent un double ébrasement. La baie axiale est légèrement plus étroite et plus courte que les deux autres : à l'intérieur, son appui est plus élevé par rapport au sol5. L'abside est voûtée en cul-de-four et elle est épaulée par deux contreforts. Sur un bloc du contrefort sud est gravée la date de 1599 qui pourrait correspondre, selon F. Ginet-Donati et A.-M. Oursel, à une date de réfection (8).

Par ailleurs, dans un décompte dressé par Alexis Jourdier en 1903 est mentionnée la « démolition des contreforts du chœur » (9). Pourtant, les blocs des contreforts de l'abside sont mariés avec le mur et layés. Enfin, en 1927, F. Ginet-Donati écrit : « Lors d'une restauration récente, le mur ouvrant sur l'abside fut éventré dans son épaisseur pour permettre de plaquer sur ses deux côtés deux colonnettes engagées avec chapiteaux corinthiens en plâtre peint et doré » (10): nous ne voyons pas du tout à quoi peut correspondre cette restauration, rien de ce qui est décrit n'apparaît aujourd'hui. Ces deux colonnettes ont été redécouvertes dans les combles de la sacristie septentrionale (11).

« Finalement, les parties orientales présentent une architecture complètement inarticulée. Par exemple, aucune moulure ne vient souligner la naissance du berceau de la travée de chœur ou du cul-de-four de l'abside. Par ailleurs, les piédroits de l'arc triomphal et de l'arcade ouvrant sur l'abside ne possèdent ni base, ni imposte. Le seul élément de plastique murale est l'arcature de l'abside. Elle est composée de trois petits arcs puis une lésène, et le schéma se répète ainsi trois fois afin d'accueillir les trois baies. L'amorti des arcs est assuré par un chanfrein. Les deux petits arcs des extrémités ont été réduits au maximum pour loger l'ensemble de l'arcature sur la paroi de l'abside. En Bourgogne, le décor d'arcature et lésènes est plus fréquemment appliqué contre le parement extérieur des absides, lesquelles se situent plutôt dans la vallée de la Saône : églises de Combertault en Beaunois, de Saint­ Apollinaire et Bretenières en Dijonnais, de Mazille, Malay, et Saint-Gengoux-de-Scissé en Clunisois, ou encore de Laizé et Saint-Martin-Belle-Roche en Mâconnais. Cependant, les églises de Champlecy en Charolais et de Besanceuil en Clunisois possèdent ce décor à l'intérieur de l'abside. La ressemblance entre les absides de Champlecy et Bourg-le-Comte est frappante. Or, moins de 30 km séparent ces deux églises. Cependant, l'église de Bourg-le-Comte a pu s'inspirer de modèles internes au Brionnais. En effet, si aucune autre église à nef unique de ce territoire ne présente une arcature semblable, en revanche, les absides d’Anzy-le-Duc et de Saint-Germain-en-Brionnais en possèdent. Or, à peine 6 km séparent Bourg-le-Comte d’Anzy-le-Duc.

La maçonnerie est partiellement visible sur le pourtour extérieur de l'abside, là où des plaques d'enduit se sont détachées. Le calcaire à entroques est mis en œuvre sous la forme d'un blocage de blocs bruts et de moellons partiellement régulés pour s'adapter à la courbe de l'abside. Les moellons ont pu être dégrossis directement au taillant comme l'attestent les traces de layage. Malgré l'enduit, il semble que les blocs utilisés dans le quart inférieur de l'abside soit d'un module plus fort (12) que ceux utilisés en partie supérieure. Contrairement aux blocs utilisés pour le plein du mur, ceux entrant dans la composition des deux contreforts et de l'encadrement des baies sont des pierres de taille. L'arc extérieur des baies est composé de nombreux voussoirs qui attestent leur réalisation à l'époque romane. Les corniches de l'abside et des murs latéraux de la travée de chœur sont portées par des modillons dont certains sont grossièrement sculptés. 

 Le clocher est une tour située au-dessus de la travée de chœur. Il possède une souche aveugle, uniquement percée d'une porte au nord pour accéder au clocher depuis l'extérieur, par une échelle. L'étage des cloches présente une baie géminée par face dont les ouvertures en plein-cintre sont portées au centre par une colonnette à chapiteau sculpté. La souche possède un appareil assisé constitué de gros blocs de calcaire à entroques, tandis que le niveau supérieur est en briques. Ces différences de matériau indiquent que l'étage des cloches est tardif, or des sources attestent la reconstruction du beffroi au cours des années 1890 (13). Cependant, il semble que lors de la visite de 1729, la tour n'existait pas du tout car le visiteur signale un petit campanier doté de deux cloches, formule qui désigne habituellement un clocher-mur. »

En résumé

Les sources les plus anciennes relatives à l'église datent du XIVe siècle. Par conséquent, seul l'édifice, conservé en élévation, atteste la présence d'une église à l'époque romane. L'église de Bourg-le-Comte a subi d'importantes transformations : la façade a été détruite pour allonger la nef, deux chapelles et deux sacristies ont été édifiées de part et d'autre de l'édifice, et le clocher a été reconstruit. À l'origine, l'église présentait un plan simple à nef unique, travée de chœur et abside. Le décor d'arcature et lésènes dans l'abside, l'absence d'articulation des parties entre elles, et les baies clavées de l'abside invitent à placer cette église dans le même horizon chronologique que la nef d'Anzy-le-Duc. Le type d'appareil et les claveaux en pierre de taille empêchent de penser qu'elle soit aussi ancienne que le chevet de la prieurale. »

Cependant, pour Alain Guerreau, médiéviste, directeur de recherche honoraire au CNRS, et l’un des meilleurs spécialistes des églises romanes dans le département de Saône-et-Loire, « l'ensemble des éléments observables ne permet guère de doute, tous les indices vont dans le sens d'une datation haute : murs épais, croisée voûtée en plein cintre, bandes et arcatures lombardes. On retiendra la première moitié du XIe siècle comme fourchette la plus probable, ce qui fait de l'église de Bourg-le-Comte l'une des plus anciennes du Brionnais ». (14)

  • CoupesLongitudinalesAA
  • CoupesLongitudinalesBBCC
  • FacadeEst
  • FacadeNord
  • FacadeOuest
  • FacadeSud
  • PlanAuSolCote

Inventaire, Décor & Mobilier

Décor d'arcatures et lésènes dans l'abside.

Quelques modillons sculptés sous les corniches de l’abside et des murs latéraux de la travée de chœur.

Le mobilier est peu abondant. Les statues de style Saint-Sulpice qui représentent le Sacré-Cœur, la Vierge Marie, saint Paul et sainte Jeanne d’Arc ont été badigeonnées de blanc. Trois autres statues anciennes, en bois (du XVIIIe siècle), ont été repeintes d’une couleur marron, assez peu esthétique. On reconnaît, dans ce groupe, une Vierge à l’Enfant et vraisemblablement, les saints Gervais et Protais, diacres et patrons de la paroisse. L’autel majeur est moderne. De part et d’autre de l’entrée du chœur, les deux autels latéraux sont dédiés au Sacré-Cœur (à gauche) et à la Vierge Marie à (droite).

Des vitraux modernes polychromes ornent le chœur. En façade, deux vitraux également modernes figurent le Christ souffrant (dans l’oculus) et les instruments de la Passion (dans la verrière au-dessus du portail d’entrée).

  • AutelDeLaVierge
  • AutelDuSacreCoeur
  • BaieGeminees
  • CheminDeCroix
  • Curcifix
  • DetailVitrailChoeur
  • JeanneDArc
  • NotreDameDeLourdes
  • OculusFacade
  • PlaqueMortsPourLaFrance
  • SainteThereseDeLisieux
  • SaintGervais
  • SaintJoseph
  • SaintPaul
  • SaintProtais
  • SaintRoch
  • ViergeALEnfant
  • ViergeALEnfantBois
  • Vitrail 1
  • Vitrail 2
  • Vitrail au dessus de lentre
  • VitrailColore
  • VitrailDuChoeur
  • VitrailDuChoeur1
  • VitrailDuChoeur2
  • VitrailGeometrique
  • VitrailNef
  • VitrailNef2
  • VitrailPorteEntree

Les Sources (Thèse Anelise Nicolier)

  • Mentions de l'église paroissiale au sein du diocèse d'Autun, archiprêtré de Pierrefitte.Mentions de l'église paroissiale au sein du diocèse d'Autun, archiprêtré de Pierrefitte.Source : Compte du XIVe et pouillé du XIVe
  • 1671 : Visite pastorale de l'église paroissiale Saint-Gervais par l'évêque ou son représentant. Collateur : évêque d’Autun.(Source : ADSL- G 916)
  • 1672 : Visite pastorale de l'église paroissiale par !'archiprêtre de Moulins. (Source : ADSL- G 919)
  • 1675-1711 : Visites pastorales de l'église paroissiale Saints-Gervais-et-Protais par l'archiprêtre de Pierrefitte. Nominateur : évêque d’Autun. Dans le procès­ verbal de 1681, il est écrit que le curé « a fait depuis peu beaucoup de réparations nécessaires dans l'église ». « Tout est en bon état » en 1689, 1693 et 1695.(Source : ADSL- G 939, pièces 1-2, 4-7, 10, 16, 18-25) 
  •  1690-1697 : Mémoires donnés par le curé en 1690, 1696 et 1697. En 1696, « le pavé de l'église a été réparé, étant en désordre à cause d'une sépulture ». (Source : ADSL- G 940 pièces 7 à 9)
  • 1729 : Visite de l'église paroissiale Saints-Gervais-et-Protais. Patron de la cure : évêque d’Autun. Visite pastorale effectuée par Claude Fomerand, archiprêtre de Bois-Sainte-Marie, dans le cadre de la visite générale du diocèse par l'évêque Antoine-François de Blitersvich de Montcley. (Source : ADSL- G 926, f° 321-322)
  • 1970 : Inventaire du mobilier. (Source : ADSL- G 334, f° 35)
  • 1810 : Plan schématique de l'église sur le cadastre. (Source : Cadastre napoléonien -ADSL : section B1 « Le bourg »)
  • 1831 : Travaux dans la sacristie (reprise des murs, du couvrement et de la couverture, enduit) ; devis du 18/07/1831. (Source : ADSL- 0 211Biblio : Fiche de pré-inventaire 1972 (ADSL- 5Fi 48))
  • 1894 : Reconstruction du beffroi. Adjudication des travaux le 15/07/1894. (Source : ADSL- 0 211Biblio : Fiche de préi-nventaire 1972 (ADSL - 5Fi 48))
  • 1897-1905 : Le 09/08/1897, l'architecte Alexis Jourdier dresse un projet visant à agrandir le bâtiment (destruction de la façade romane, allongement de la nef, construction de la chapelle nord) et à restaurer les parties anciennes. Il illustre son projet d'un plan et de relevés. Le projet est validé par le Conseil municipal le 24/07/1898. Le 28/05/1900, l'architecte dresse un devis estimatif dont le montant s'élève à 10 760,40 Frs. Les travaux sont adjugés à l'entrepreneur Claude Paire de Céron pour 9 017,66 Frs, le 18/08/1900. Le 14/01/1903, Alexis Jourdier dresse le décompte des travaux qui s'élève à 11 500 Frs. (Source : ADSL- 0 211Biblio : Fiche de pré-inventaire 1972 (ADSL- 5Fi 48)) 
  • OURSEL, Anne-Marie et Raymond, Fiche d’inventaire départemental, 1972 (5 FI 048/1) :https://www.archives71.fr/consulter/en-ligne Archives départementales de la Saône-et-Loire

Visites

L’église Saint-Gervais et Saint Protais est d’ordinaire ouverte, et donc libre de visite. Pour plus de renseignements, contacter la mairie. Tél : 03 85 25 15 84 Courriel : mairie.bourglecomte@orange.fr L’église est à priori accessible aux personnes à mobilité réduite.

Iconographie ancienne

  • LeChevet
  • VueGeneraleBourg
  • VueGeneraleEglise

Plans cadastraux

  • CadastreAncien
  • CadastreModerne

Patrimoine local

Eglise Saint-Pons de Baugy : Edifiée sur les bords de la Loire, l’église de Baugy dépendait autrefois du patronage de Cluny. Certain caractères archaïques tels que la maçonnerie en petit appareil et l’étroitesse des fenêtres la font dater du XIe siècle. Un puissant clocher confère à ce monument une image de force et de robustesse. Eglise Saint-Pierre et Paul de Montceaux-l’Etoile : L’église de ce village, édifiée au début du XIIe siècle, a perdu son abside romane, remplacée au XVIIIe siècle, par une chapelle funéraire de style baroque. Il faut s’arrêter au portail occidental  : les sculptures du tympan et du linteau, pleines de vie et de fraîcheur, représentent la scène de l’Ascension.

Toutes les images

Notes

  1. L’ensemble du texte sur l’église de Bourg-le-Comte (historique et description architecturale) a été rédigé en reprenant la notice de : Nicolier, Anelise, La construction d’un paysage monumental religieux en Brionnais à l’époque romane, thèse de doctorat, Lyon 2, Tome 3, Vol. 1, Corpus, p. 157-165, 2015.
  2. Château, E., Saive, Monographie manuscrite de la commune de Bourg-le-Comte, 1902-1911, p. 242. Un extrait de cette monographie est reproduit dans la Carte archéologique de la Gaule (REBOURG 1993-1994, p. 329-330).
  3. DUBOIS 1904, vol. 2, p. 211-212.
  4. RICHARD J. 1963 a, p. 94-95. La source de 1232 : Jacques Monicat et Bernard de Fournoux (éd.), Chartes du Bourbonnais, Moulins, Crépin-Leblond, 1952, n°107, p. 145-146. Source mentionnée aussi par J.-B. Derost dans BSEB mars-avril 1935, p. 204.
  5. OURSEL R. 1956.
  6. Mesures réalisées par Alain Guerreau.
  7. ADSL-0 211.
  8. ADSL - 1681 : G 939/2 fo12 : « L'église est toute plafonnée » ; 1693 : G 939/10 : « Le plafond en bon état » ; 1729 : G 926 fo 321-322 : « Nef lambrissée ».
  9. ADSL- G 939/5.
  10. Visite de 1729 : « Sacristie : du côté de l'Épître et du sanctuaire » ; restauration : ADSL - 0 211, documents de 1831.
  11. GUERREAU, Alain « Notes d’observation de l’église de Bourg-le-Comte », 2015.
  12. Distance entre le sol et l'appui de la baie : baie axiale : 2,50 m ; baies latérales : 2,20m.
  13. ADSL - 0 211, voir notamment le procès-verbal d'adjudication des travaux en date du 15 juillet 1894. F. Ginet-Donati ne cite pas ses sources mais écrit : « Il y a environ 60 ans [vers 1865) le clocher fut reconstruit, bâti entièrement en briques, des tuyaux de poterie avec chapiteaux de semblable matière simulent les colonnettes des baies» (GINET-DONATI 1927 b, p. 245).
  14. GUERREAU, Alain « Notes d’observation de l’église de Bourg-le-Comte », 2015.